Culture et environnement comme dossier commercial.
| Region(s) | Montréal, Canada |
|---|---|
| In domains | Secteur de la culture |
| Participants | Goethe-Institut Montréal |
Résumé
Le Goethe-Institut est la plus importante institution culturelle d’Allemagne opérant à l’étranger. Comme l’explique son site Internet : « Il a pour mission de promouvoir la langue allemande à l’étranger, d’encourager la coopération culturelle internationale et de communiquer une image aussi complète que possible de l’Allemagne, en informant sur la vie culturelle, sociale et politique du pays ».
Le Goethe-Institut Montréal a été fondé en 1962. Son rayon d’action comprend l’ensemble de la province de Québec. Le bureau de Montréal couvre aussi les provinces maritimes et la ville d’Ottawa. L’organisme culturel organise des projets où intellectuels et des artistes canadiens et allemands sont appelés à collaborer. Le Goethe-Institut est aussi connu pour ses cours de langue.
Depuis 2008, le Goethe-Institut a mis en place une campagne de sensibilisation et d’éducation environnementale intitulée « La langue de ton environnement ». La campagne, qui s’étale sur une période initiale de deux ans, propose une série d’événements de sensibilisation avec une perspective Allemande. L’institut présentera le travail remarquable accompli en Allemagne pour relever des défis auxquels la société canadienne est également confrontée.
Les activités s’adressent aux individus qui s’intéressent à la langue et à la culture allemandes mais surtout à la « culture allemande de la protection environnementale ». Il s’agit d’une des caractéristiques de la société allemande aux yeux de nombreux Canadiens. Plusieurs leçons peuvent en effet être tirées de l’étonnant bilan de l’Allemagne en matière de développement économique et de protection environnementale.
L’organisation des événements répond à l’exigence de la direction en ce qui concerne un des outils de communication de la campagne. Les événements doivent mettre en valeur le rôle de la communication dans la gestion et la résolution des problèmes environnementaux.
Une institution culturelle comme le Goethe-Institut a un rôle de première ligne en matière de communication durable et d’éducation relative à l’environnement. De telles institutions ont le pouvoir de provoquer une réflexion profonde sur notre rapport au monde. Pour le moment, peu d’entres-elles s’intéressent aux manières de communiquer ce rapport à l’environnement dans leurs champs d’expertise particuliers. Pourtant, le faire est en soi partie intégrante d’une stratégie de durabilité.
Par son action, le Goethe-Institut peut accroître la sensibilisation ainsi que la participation des citoyens au développement durable. Le partage de connaissances en matière environnementale est une des premières étapes dans la manière qu’une société adresse les défis environnementaux. Dans ce sens, un peu tel qu’une courroie de transmission de connaissances et d’expériences allemandes en environnement, l’institution contribue à l’évolution, voir à l’enrichissement du discours environnemental au Canada.
Concrètement, l’institution organisera une quinzaine d’événements d’ici 2010. Les activités organisées par le Goethe-Institut se regroupent sous deux catégories principales : i) une série de conférences et de panels de discussion réunissant des experts en environnement et des individus ayant des perspectives uniques à partager ; ii) une série d’événements culturels des plus variés et ne suivant aucun format préétabli. Parmi ceux-ci mentionnons par exemple : expositions, ateliers pratiques, événements multimédia, performances d’art de rue, compétitions et films.
Mise en place
La directrice du Goethe-Institut, Mechtild Manus, a donné une présentation lors de la rencontre régionale nord-américaine de l’organisation en juillet 2007. Personnellement intéressée par la question environnementale ; pour obtenir l’aval de ses collègues, elle a mis de l’avant l’argument selon lequel il y avait depuis peu un changement dans le discours public canadien et américain en matière d’environnement.
Selon madame Manus, ce changement a été initié principalement des suites de l’ouragan Katrina et du film d’Al Gore « An Inconvenient Truth ». Madame Manus a aussi expliqué lors de cette rencontre que le public Montréalais s’intéressait à la manière dont les Allemands adressaient la question environnementale. Parmi les motivations derrière l’initiative, on peut aussi compter la possibilité pour le Goethe-Institut de jouer un rôle d’entremetteur entre des organisations environnementales nord-américaines et allemandes. Derrière la réflexion de Mechtild Manus, l’argument selon lequel le discours environnemental a un impact majeur sur la vie culturelle et sociale d’un pays.
Les directeurs des Goethe-Instituts d’Amérique du Nord et du Mexique qui prennent de manière conjointe les décisions sur les grandes orientations thématiques et stratégiques de l’organisation pour la région ont décidés d’accorder priorité en 2008-2010 à la thématique « environnement et développement durable ». Un ensemble de projets furent développés à l’échelle régionale. Ils sont coordonnés par madame Manus.
À Montréal, la mise en place de la campagne est le fruit du travail commun de toutes les divisions de l’institution (département de l’information, département de l’éducation et département culturel). Le Goethe-Institut a fait appel à un consultant en environnement germanophile ayant une bonne connaissance des questions environnementales de l’heure en Allemagne comme au Canada. Le consultant retenu en tant que « commissaire invité aux activités de sensibilisation environnementale » est basé à Montréal mais a travaillé pendant une dizaine d’années en Europe et connaît bien l’Allemagne ainsi que le Goethe-Institut. Dès le début, le consultant a été impliqué dans l’élaboration de la campagne.
Défis rencontrés
Le Goethe-Institut nous explique que la campagne a été facile à mettre sur pied. Certains écueils ont toutefois du être surmontés. Parmi ceux-ci :
i) l’identification de partenaires et l’explication du mandat « culture et environnement » ;
ii) la recherche de conférenciers et de panelistes pouvant accompagner les conférenciers Allemands invités ;
iii) attiser l’intérêt des médias pour la campagne et pour les événements organisés ; iv) attirer l’attention du grand public.
Pour résoudre l’ensemble de ces défis de mise en œuvre (i- à iii-), le Goethe-Institut a fait appel aux services d’un consultant en environnement
Résultats
Il est difficile de mesurer l’impact d’une telle campagne sur le plan culturel ou en termes de connaissances en environnement dans une société. Mesurer ce que certains pourraient qualifier de « bien être culturel » est impossible puisqu’intangible.
Le Goethe-Institut de Montréal mesure l’intérêt pour la campagne par la reconnaissance qu’il obtient dans le milieu. À l’heure de la publication de ce texte aucun événement n’a encore eu lieu. Il sera de toute manière difficile de mesurer le succès de l’initiative pas la simple popularité des événements. Certains portent sur des thématiques plus hermétiques que d’autres. Certaines risquent en effet d’attirer un public de spécialistes ou de professionnels de l’environnement alors que d’autres attireront le grand public.
Un événement qui n’est pas encore annoncé et pour lequel il est conseillé de s’inscrire est déjà presque complet et ce, uniquement par le bouche à oreille. Il se déroulera dans 5 mois. Le Goethe-Institut vend des sacs écologiques et des t-shirts associés à la campagne. Ceux-ci sont vendus dans sept magasins de la métropole. Une seconde édition a due être produite suite au succès rencontré. Il s’agit d’un résultat positif aux yeux de l’administration.
Le bureau chef du Goethe-Institut à Munich a fait état de la campagne du Goethe-Institut de Montréal en accordant une page entière à l’initiative dans son rapport annuel 2007-2008. Voilà une autre bonne mesure de succès lorsque l’on sait qu’il y a 147 instituts répartis dans 83 pays (2008).
Autres exemples
ne s'applique pas
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